quarta-feira, 16 de setembro de 2009

O drama afegão analisado em francês... na esperança de que uma das línguas mais importantes e cultas não esteja enterrada...

...liberdade, liberdade, quem na tem chama-lhe sua... quando a fúria fundamentalista e a fome de poder absoluto a não destroem...




Drame afghan

L'élection présidentielle afghane est-elle maudite ? Trop vite saluée par le président américain, Barack Obama, comme un "pas en avant dans les efforts du peuple afghan pour contrôler son avenir", elle menace, au contraire, de déboucher sur une impasse. Au pire, elle risque d'enclencher un retour en arrière pour un pays éreinté par trente ans de guerres, perclus de divisions et de luttes intestines ; au mieux, si l'on peut dire, elle entretiendra la fragilité d'un système politique dont les Occidentaux ont pourtant impérativement besoin. A la fois pour stabiliser le pays et tracer la perspective d'un retrait en bon ordre.
Les craintes, à la veille du scrutin du 20 août, portaient principalement sur la capacité des rebelles talibans à perturber son déroulement. Elles portent désormais sur le jeu politique afghan. Même s'il est déclaré réélu dès le premier tour dans les prochaines semaines par les commissions chargées de valider des opérations de vote contestées, le président Hamid Karzaï ne pourra se prévaloir d'un succès irréfutable.
Sa légitimité sera limitée. Or elle constitue le socle sans lequel toute stratégie d'"afghanisation" du conflit et de sa résolution est vouée à l'échec. C'est vrai pour le peuple afghan, qui ne se détournera des talibans que si le gouvernement afghan parvient, peu ou prou, à répondre à ses besoins quotidiens. Ce n'est pas moins évident dans les rangs de la coalition à l'oeuvre dans ce pays depuis huit ans. Déjà, la discorde s'installe au coeur de la mission de l'ONU à Kakoul, entre ceux qui, comme le chef de mission, le Norvégien Kai Eide, semblent enclins à "faire avec" au nom du pragmatisme et ceux qui, comme son adjoint américain, Peter Galbraith, pensent que la validation d'une réélection contestée discréditera plus encore les Occidentaux.
Les échos d'une telle divergence ne pourront que renforcer le camp des sceptiques et brouiller un peu plus les perspectives d'avenir. Aux Etats-Unis, le chef d'état-major des armées, l'amiral Michael Mullen, réclame plus de troupes, mais le président démocrate de la commission des forces armées du Sénat, Carl Levin, plaide pour un renforcement préalable des forces afghanes. Le Canada, qui a déjà perdu sur place 130 soldats, a fixé à 2011 le terme de son engagement, et la quête d'une "stratégie de sortie" ne cesse de gagner du terrain en Allemagne ou au Royaume-Uni. Alors ? Entre le pragmatisme et ses accommodements et la quête de l'exemplarité, les responsables occidentaux doivent trancher.


Editorial do Le Monde que vai sair amanhã..., com a devida vénia

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