segunda-feira, 21 de setembro de 2009

Amanhã mais um encontro na Casa Branca: um milagre pedido a Obama...

...a verdade é que se joga neste mapinha a paz do Médio-Oriente e porque há muitas ambições mal disfarçadas se joga a paz do mundo...



Sommet à trois

Un premier ministre israélien ne refuse pas une invitation du président des Etats-Unis. Un président de l'Autorité palestinienne encore moins. En dépit des navettes infructueuses de l'émissaire américain George Mitchell, en butte au refus des Israéliens de répondre aux exhortations américaines et européennes de geler la colonisation de la Cisjordanie occupée, Benyamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas se retrouvent donc, le 22 septembre, à New York avec Barack Obama, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.



Peut-on en attendre autre chose qu'une photo qui s'ajoutera à la riche collection de sommets divers et variés qui n'ont jamais pu faire avancer le règlement de la question palestinienne ? On est tenté de le redouter, compte tenu du climat de défiance absolue qui règne parmi les protagonistes. Entre Israéliens et Palestiniens, ce qui n'est pas nouveau, mais également entre M. Nétanyahou et M. Obama, tandis que M. Abbas redoute, in fine, d'être obligé d'accepter un compromis qui lui ferait perdre la face chez lui.



En s'attaquant de front à la colonisation, l'administration américaine a pris un risque, même si elle a mis en évidence par la même occasion une donnée trop souvent négligée : la situation sur le terrain n'est pas figée, elle porte au contraire en elle une dynamique qui rend la question palestinienne plus difficile à résoudre aujourd'hui qu'il y a dix ans - et elle sera probablement insoluble quand dix années supplémentaires auront passé, si rien ne change.



Mais la colonisation n'est même pas le seul écueil. Il sera impossible de passer directement à des discussions sur les grandes questions en souffrance tant que les autorités israéliennes refuseront de négocier deux chapitres essentiels : le partage de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens. Depuis 1993, une méthode a fait la preuve de son inefficacité : les discussions bilatérales israélo-palestiniennes, même dans les moins mauvaises conditions possibles, n'ont jamais permis de déboucher sur un résultat probant.



Livrés à eux-mêmes, les uns et les autres ne sont pas capables de dépasser leurs slogans et leurs idées fixes. Pour M. Obama, relancer une énième "feuille de route", un énième processus de paix décalqué de celui d'Oslo (1993) ou d'Annapolis (2007) porterait la garantie de l'échec. Le président des Etats-Unis, s'il veut se donner la moindre chance de réussir, doit inventer sa voie. C'est assez dire l'ampleur de la tâche.

transcrito, com a devida vénia, do Le Monde... e destinado à edição impressa de amanhã...

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