Não à austeridade que ajuda a reenriquecer o capital que fez a crise e empurra para a miséria aqueles que pagam pelo crime que não cometeramA Bruxelles, des dizaines de milliers de manifestants contre les mesures d'austérité de l'UE
par Georges Gobet
Les syndicats européens ont fait bloc, mercredi 29 septembre, dans les rues de Bruxelles, pour défendre une Europe plus sociale.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes (80 000 selon les premières estimations) défilaient, mercredi 29 septembre dans l'après-midi, dans le centre de Bruxelles, pour une grande manifestation européenne contre les mesures d'austérité prises, ou envisagées, dans de nombreux Etats.
La Confédération européenne des syndicats (CES) espérait mobiliser 100 000 manifestants venus d'une trentaine de pays, mais principalement de Belgique, de France et d'Allemagne. En additionnant les actions menées simultanément dans divers pays, les syndicats évoquent le plus vaste mouvement social européen jamais organisé contre des mesures envisagées par l'Union européenne (UE).
Les forces de police belges, venues de tout le pays, étaient présentes en masse. Elles avaient même reçu un appui de collègues néerlandais. Quelque 150 arrestations préventives avaient été opérées avant le départ du cortège. Celui-ci regroupait des délégations syndicales et politiques très diverses. On y voyait aussi bien des syndicalistes finlandais que des retraités britanniques, des membres du syndicat policier Eurocop que des travailleurs grecs réclamant la "justice sociale".
"FÉDÉRATION DES RICHES"
Les membres des trois organisations syndicales belges étaient les plus nombreux, précédés de personnages déguisés et grimés, membres d'une prétendue "fédération des riches" ou de la "fédération des entreprises fraudeuses".
Une délégation devait rencontrer, en fin d'après-midi, José Manuel Barroso, le président de la Commission et, avant cela, Yves Leterme, le premier ministre belge qui exerce actuellement la présidence tournante de l'UE. Les syndicats européens réclament, entre autres, une taxation des transactions financières et une coordination des politiques fiscales au sein de l'Union.
Plus généralement, ils appellent à une véritable "Europe sociale" et reprochent au pouvoir européen de ne se préoccuper que des déficits et de la position concurrentielle des Etats membres alors que les inégalités ne cessent, selon eux, de croître.
"La politique sociale ne peut pas se limiter à l'assouplissement de la législation sur le travail ce qui ne créera pas d'emplois ou de croissance", affirme John Monks, secrétaire général de la CES. Selon lui, le fait de réduire les dépenses publiques alors que l'économie ne redémarre pas pourrait provoquer une nouvelle récession. Des délégations françaises étaient présentes et appelaient notamment au maintien de la retraite à 60 ans.
Les syndicats européens n'ont pas choisi la date du 29 septembre au hasard puisque c'est le jour où la Commission de Bruxelles annonçait précisément des réformes du Pacte de stabilité avec, à la clé, des sanctions contre les Etats trop endettés. Des mesures de "prévention" et de "correction" censées remédier à des situations comme celle qu'a connue la Grèce, avec, aussi, un renforcement de la surveillance des politiques macro-économiques menées par les différentes capitales.
Parallèlement, la "task force" européenne sur la gouvernance économique, présidée par Herman Van Rompuy, le président permanent du Conseil européen, poursuit ses travaux en vue du prochain conseil des chefs d'Etat et de gouvernement, les 28 et 29 octobre.
transcrito, com a devida vénia, de Le Monde de hoje
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