...kafkiano é chamar "socialista" à política de muitos PSs... o que irá sair do "mea culpa" colectivo, na cidade do autor de "Metamorfose"?Au congrès de Prague, les socialistes européens préparent leur résurrection
par Jean-Michel Normand et Marion Van Renterghem
Ils s'organisent pour sortir du trou noir. Groggy après leur débâcle aux élections européennes de juin. Ils constatent la victoire d'une droite habilement pragmatique et devenue social-démocrate le temps de la crise, comme, à gauche, le déclin de leur leadership face à la force montante des Verts.
Ils ont montré leur incapacité à s'entendre sur un candidat de gauche à la présidence de la Commission européenne et à s'unir contre la reconduction de José Manuel Barroso. Ils ont encaissé la défaite écrasante du Parti social-démocrate allemand (SPD) aux élections législatives de septembre. Et attendant celle, probable, du Labour britannique, en 2010.
Les sociaux-démocrates, socialistes et progressistes d'Europe se sont retrouvés au congrès du parti socialiste européen (PSE) à Prague, lundi 7 et mardi 8 décembre, pour définir la feuille de route des années à venir. Et espérer renaître de leurs cendres, plus de dix ans après la "vague rose" (social-démocrate) qui avait submergé l'Europe.
Paradoxalement, leur déroute collective est leur chance. En état de choc, ils sont arrivés au congrès du PSE avec l'espoir de ceux qui ont déjà touché le fond et qui, ayant perdu le pouvoir, ne sont plus bridés par la culture de gouvernement. Serait-ce enfin la fin du cycle ? "Le fait que nous soyons maintenant presque tous dans l'opposition offre un contexte favorable, note avec humour la social-démocrate allemande Evelyne Gebhardt. Nous ne comptons pas y rester, mais en attendant, cela nous aide à nous unir !"
A Prague, le premier objectif était d'éviter cette pagaille qui avait atteint un sommet en juin, au lendemain du fiasco aux élections européennes. L'un des principaux dirigeants du Parti socialiste (PS) s'en souvient avec effroi : "Lors d'un tour de table, certains voulaient aller plus loin dans le social-libéralisme, voire baisser les salaires. D'autres préconisaient de dénoncer le nombre trop important d'immigrés sur le marché du travail. Pour quelques-uns, au contraire, on ne pouvait s'en sortir qu'en adoptant un virulent discours anti-patronal. Au milieu, Poul (Nyrup Rasmussen, président du PSE) semblait terriblement gêné..."
Le temps est venu d'en finir avec les querelles internes, entre les plus "à gauche" et les plus "à droite" des progressistes : "orthodoxes" à la française, sociaux-démocrates traditionnels en Allemagne ou en Scandinavie, sociaux-libéraux à la manière britannique, espagnole ou dans les pays de l'Est.
A l'époque d'une confluence de crises sans précédent, économique, écologique, alimentaire, aucun des camps n'est plus en mesure d'asséner sa vérité à l'autre et de lui faire la leçon. "Le modèle "social-démocrate" et est devenu obsolète avec la crise de l'Etat-providence, le modèle "social-libéral" s'est évanoui dans l'effondrement de Lehman Brothers, constate Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe et à l'international. Autant en tirer profit pour se réinventer ensemble et remettre les compteurs à zéro."
Repartir de zéro, c'est élaborer un modèle. Les socialistes européens n'en ont jamais eu. Et ils ont tardé à saisir que leur adversaire n'était pas seulement la droite, mais le regain de la gauche radicale, comme Die Linke en Allemagne, et surtout la poussée des Verts. Pour affronter les nouveaux défis mondiaux et reprendre une part du terrain conquis sur leur électorat par les Verts, le nouveau modèle devra conjuguer combat écologique et transformation sociale. Le slogan commence à faire florès au PSE: "Le social-libéralisme est mort, vive la social-écologie !"
Pour la première fois, à Prague, les socialistes européens ont décidé qu'ils mettraient en oeuvre une "déclaration de principes" unitaires, une définition commune du PSE. Ils sont convenus de constituer un groupe de travail afin d'en préparer la rédaction d'ici deux ans et de bâtir ensemble "un agenda progressiste européen". Ils parlent d'un "keynésianisme vert continental", conscients de la nécessité de se définir non plus nationalement, mais à l'échelle du continent. Ils prônent le retour des Etats au nom de l'intérêt général. "Nous avons perdu notre vision, note Mme Gebhardt. Nous devons parler d'une seule voix en Europe. Nous recentrer dans la gauche, non pas en refusant l'économie de marché mais en socialisant la globalisation."
Lundi, la première secrétaire du PS Martine Aubry a appelé à placer "l'économie avant la finance, la coopération avant la compétition, le bien-être avant le tout-avoir". Malgré les désaccords persistants sur l'harmonisation fiscale et sociale constatés entre socialistes d'Europe de l'ouest d'une part et, d'autre part, travaillistes britanniques et représentant d'Europe centrale, la délégation française jugeait déjà positif le bilan de ce congrès.
Outre l'accord pour une "déclaration de principes", les socialistes devaient décider (enfin !) de soutenir en 2014 un candidat commun à la présidence de la Commission européenne, issu de leurs rangs, pour succéder à M. Barroso. En attendant, ils ont reconduit le Danois Poul Nyrup Rasmussen à la tête du Parti socialiste européen.
transcrito, com a devida vénia, de Le Monde, de hoje, 17:42
***neste excelente artigo, não há nenhuma referência ao Partido Socialista Português; o que é que já não existe: o Partido Socialista Português ou... Portugal? MPoppe
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