quarta-feira, 31 de julho de 2013

As horas felizes

Açor

Dois acontecimentos que muito me honram:

no dia 8 de Agosto, em Santa Cruz da Graciosa, a convite do Museu da Graciosa e da Câmara Municipal da cidade, convite que me foi enviado pelo Dr. Jorge Cunha, director do Museu, evocarei, no Pavilhão Multiusos, um grande homem da ilha açoriana, o Dr. Manuel da Cunha Vasconcelos. Médico exemplar, ou, mesmo, mais que exemplar, durante quase 40 anos, dedicou a vida ao Sanatório da Guarda e seus doentes. Deixou, nesse alto monte da sagrada Beira (Augusto Gil dixit) a sua marca, muita saudade e um nome recordado com o máximo respeito e admiração. Coube-me a honra e sorte de o conhecer de perto.

No dia 12 de Agosto, a convite da Direcção do Instituto Cultural de Ponte Delgada, convite que me foi enviado pelo Dr. Pedro Pascoal de Melo, falarei acerca da minha vida de homem de Letras, em palestra subordinada ao título Uma Viagem Sem Fronteiras. A terra onde falo é a do grande Antero de Quental e seu berço; o edifício do Instituto onde o encontro se passa foi a antiga casa onde viveu e morreu o admirável poeta Armando Côrtes-Rodrigues, um dos fundadores da revista Orpheu.

Convites que muitíssimo me honram e… me emocionam. 

O blog vai de férias... um bom mês de Agosto para todos!

"Saint-Tropez", 1912, obra de Pierre Bonnard

terça-feira, 30 de julho de 2013

Instantâneo

"A leitura", 1869, Edouard Manet


Tua mãe, quando nasceste
Viu cair duas estrelas;
Foi apanhá-las e fez-te
Os lindos olhos com elas…


Ignácio de Abreu e Lima (António Feijó) in Novas Bailatas (quadra da poesia Guitarra), Livrarias Aillaud & Bertrand, Paris/Lisboa, 1926

Memória de Jacques Brel

O Papa pede milagres!

in Público de hoje

segunda-feira, 29 de julho de 2013

Um homem livre aponta a força que vai faltando aos portugueses



'A fatalidade não é senão aquilo que nós queremos.’ 


Romain Rolland*****


A pergunta que milhões de pessoas fazem




Pape François: printemps de L’Église ou mirage de style?

De la poudre aux yeux
Par Olivier Bobineau,
sociologue *

Qu’il diminue la pompe pontifi­cale, qu’il en simplifie la gestuelle, qu’il souhaite réformer la Curie, le pape François ne fera que couper du bois mort. Le tronc sera toujours le même : le principe hiérarchique pontifical. Aujourd’hui, l’Église est d’abord en crise parce que ce principe est in­adapté aux sociétés modernes libérales.

En 1209, le pape Innocent III disait à François d’Assise : « Vous pouvez tout changer, sauf proposer de modifier la structure hiérarchique de l’Église et la place des femmes. » (1) Le P. Congar fait le constat que l’Église est, dans sa constitution, essentiellement hiérarchique. Ce qui signifie que le pape, vicaire de Dieu, est à la tête, qu’il le veuille ou non, d’un système politique et pastoral dont il détient seul le pouvoir suprême.

Le pape François peut vouloir réformer et ouvrir l’Église à la modernité. Mais il ne peut aller jusqu’à l’égalité entre prêtres et laïcs et, chez ces derniers, entre hommes et femmes.
Changer cela serait remettre en cause 1 500 ans de tradition. L’Église catholique romaine ne serait plus romaine, devenant une Église protestante, orthodoxe ou catholique mais au sens grec du terme.

Avoir nommé un groupe de cardinaux qui vont aider à repenser la Curie relève de la poudre au yeux. Car l’objectif est de rendre plus efficace encore le principe hiérarchique pontifical. On va arrondir les angles, mettre de l’huile pour que cela fonctionne mieux. Cette future réforme, et la collégialité introduite, vont légitimer encore plus le principe, afin de le sauvegarder.

Jean XXIII, grand réformiste, avait souhaité ouvrir l’Église sur deux points : la hiérarchie clercs-laïcs et la reconnaissance des droits des femmes. Le premier n’a pas abouti. Vatican II est clair : « Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique diffèrent essentiellement et non pas seulement en degré » (lumen gentium,10). Et avec Humanae Vitae (1968) et l’interdit renouvelé de la contraception chimique, Paul VI a refusé de reconnaître la possibilité aux femmes de s’épanouir autrement que comme reproductrice.

Je ne pense pas que le pape François, aussi jésuite soit-il, pourra faire mieux que le saint d’Assise ou que Jean XXIII.
Il ne peut pas scier la branche sur laquelle il est assis. Il ne va pas saborder son bateau. Sur la structure hiérarchique comme sur la place des femmes, il n’y a rien à attendre du nouveau pape.

(1) François d’Assise, d’André Vauchez, Fayard, 2009, p. 94.

* Dernier ouvrage paru : L’Empire des papes, CNRS éd., 2013, 258 p., 22 €. Voir Témoignage chrétien supplément, n° 3533, 28 mars 2013.


Des actes plus que des doctrines
Par Nicole
Lemaître,
historienne *

Depuis le Moyen Âge, le pape était un souverain, un médiateur avec le ciel terrible du Jugement.
L’évolution vers l’absolutisme pour répondre aux hérésies a renforcé son pouvoir personnel, même s’il se reconnaissait « serviteur des serviteurs de Dieu ».

Depuis Vatican II, les papes ont semblé plus proches et plus simples, à la grande joie des fidèles et à la furie de la Curie. Mais ils ont cependant cultivé certaines formes de majesté tout en tenant l’héritage de bonhomie et l’arbitrage international.

Celui-là, il faut bien le dire, nous ébouriffe. Mais jusqu’où ira-t-il ? Il ne faut pas se faire d’illusions, Rome ne changera pas, ou du moins pas aussi vite qu’on le croit. Or le pape François est tout sauf naïf. Pour avancer, il a inventé quelques concepts qui nous semblent construire l’avenir.

En abandonnant la majesté, le pape abandonne des siècles d’absolutisme tout en jouant de son pouvoir pour faire évoluer le catholicisme et la Curie elle-même. C’est bien la première fois qu’on peut louer un pouvoir personnel !

Trois signes nous semblent intéressants : l’appel à tous les fidèles à aller sur les marges, à prendre leurs responsabilités et même à prendre des risques pour se faire comprendre. Il arrache ainsi les catholiques à la contemplation morose de la décomposition de leur monde, à la nostalgie : faire de l’Église un moyen et non une fin, voilà qui est nouveau. Au fond, pas si nouveau, puisque c’est ainsi qu’au XIIIe siècle on a su intégrer la nouveauté de saint François : aujourd’hui le service des pauvres reste le meilleur dénominateur commun des chrétiens.

Ce pape croit au principe de subsidiarité : pour la première fois, il invite les évêques italiens à élire leur président.
Le catholicisme futur est en marche dans cette volonté de décentralisation. C’est localement en effet qu’on résoudra les redoutables défis de l’intégration des laïcs et des femmes dans les processus de décision.

Voilà un pape qui croit plus aux actes qu’aux doctrines. Il a raison car, dans ce monde pluraliste, disserter du sexe des anges n’a plus de sens. La relation personnelle au Christ est la seule règle, du haut en bas de la hiérarchie. Cette hiérarchie doit devenir un service de l’organisation et de la communion et non plus une machine à exclure.

Il y a certes du chemin à parcourir, bien des déceptions à éprouver (aucune évolution en vue sur les questions qui inquiètent, tant du mariage que de la discipline ministérielle et sacramentelle…). Mais, qui sait ? Tout devient possible car tout devient pensable et exprimable.
Faisons, comme ce pape, confiance à l’Esprit saint qui irrigue tous ceux qui croient encore que la foi au Christ est possible. n

* Professeure émérite d’histoire moderne (Paris I – Panthéon-Sorbonne), Nicole Lemaître est spécialiste de la première modernité en Europe, du monde rural et des religions.
Elle a notamment co-dirigé l’Histoire du christianisme. Pour mieux comprendre notre temps (éd. du Seuil, 2007, 432 p., 21 €).

in témoignage chrétien, 22 de Julho 2013