quinta-feira, 4 de agosto de 2011

A miséria a galope

A sopa dos pobres


"Todos os dias há 62 novos portugueses falidos a pedir ajuda à Deco"


in Jornal de Notícias de hoje


O sonho americano

Nova-Iorque: estátua da Liberadade



Lettre de Wall Street


Utiles statistiques "ethno-économiques"


par Sylvain Cypel

Faut-il promouvoir les statistiques ethniques ? Cette question, presque aucun Américain ne comprend qu'on se la pose, tant la référence "raciale" (la couleur de peau) ou "ethnique", est inscrite dans la conception ici commune de la démocratie et de la république. Observée à travers ce prisme, une récente enquête vient éclairer d'un jour cru un impact particulier de la crise économique sur la société américaine.


Le 26 juillet, le Centre Pew, un important institut de recherche sociodémographique aux Etats-Unis, a publié une vaste étude fondée sur une analyse des données publiques fournies par le Census Bureau, l'équivalent américain de l'Insee, sur l'évolution du patrimoine des Américains, le patrimoine étant constitué des avoirs (logement, véhicule, épargne...) amputés des dettes. L'étude démarre trois ans avant le début de la récession (début 2005) et se clôt à la fin 2009, neuf mois après son pic. Les résultats, "ethniquement" parlant, sont sans appel. Sur ces cinq ans, le patrimoine médian d'un Hispano-Américain a chuté de 66 %, celui d'un Asiatique d'origine de 54 %, celui d'un Afro-Américain de 53 %, celui d'un Blanc de 16 %. Bref, tous les autres ont vu leur richesse se déliter durant la crise 3,5 à 4,5 fois plus que celle de ceux que le Census Bureau nomme les "Blancs seulement", cette part de la population qui ne s'identifie que comme blanche, excluant toute autre appartenance ethno-raciale (par exemple Hispanique et Blanc).


Par ailleurs, ces catégories les plus touchées par la crise détenaient aussi au départ le plus petit patrimoine. De sorte que, là encore, le fossé entre Blancs et "autres", si l'on peut dire, s'est considérablement accru. La richesse moyenne d'un foyer blanc (113 149 dollars) est devenue 20 fois supérieure à celle d'un noir, et 18 fois plus élevée que celle d'un hispanique, des différentiels deux fois plus forts qu'il y a vingt-cinq ans. Un tiers ou plus des foyers hispaniques et noirs disposent d'un patrimoine nul ou négatif (15 % seulement parmi les Blancs).


A vrai dire, la récente crise n'est pas seule en cause : entre mieux lotis et classes moyennes, le fossé s'est constamment creusé depuis la fin des années 1970. Et ce que Paul Krugman a appelé la "nouvelle économie de l'inégalité" ne compte pas que des Noirs ou des immigrés récents. Ce qu'il reste de ces "petits Blancs" du Sud, frustes et ignorants, qu'Erskine Caldwell a si cruellement dépeints, ou encore les enfants de ces fermiers paupérisés venus chercher un travail sans qualification dans les petites villes des Appalaches, en font tout autant partie (mais, politiquement, de crainte d'être assimilés aux populations non blanches, ils se retrouvent aussi souvent dans la frange raciste de l'opinion). Et des élites éduquées et fortunées émergent aussi parmi lesdits "non-Blancs". Reste que ce rapport, comme a jugé Paul Taylor, le vice-président du Centre Pew, constitue "un rappel sévère de la forte proportion de minorités vivant dans les marges économiques du pays".


Pour des raisons sociohistoriques, ces "marges" sont plus volumineuses aujourd'hui aux Etats-Unis qu'en Europe. Elles y fournissent les gros bataillons des emplois les moins qualifiés, de ceux qui disposent du plus faible niveau d'éducation, elles y sont le plus souvent dénuées de toute couverture santé. Parce que les plus précarisées, ce sont elles aussi qui fournissent le plus gros des actifs intermittents, une catégorie en forte croissance. Et ce sont enfin elles qui à la fois ne payent pas d'impôts et votent le moins.


De sorte que les états-majors des partis, sauf situation exceptionnelle, peuvent les exclure sans considération de leurs calculs préélectoraux : les "Blancs seulement" sont proportionnellement bien plus représentés dans les urnes que les autres.


Une autre étude récente du Centre Pew montre que, à la veille des élections en 2008, les Blancs préféraient légèrement les républicains aux démocrates (46 % contre 44 %). Ces derniers l'emportaient dans toutes les autres couches de la population. Aujourd'hui, l'avance républicaine atteint 13 points (52 % contre 39 %) parmi ces mêmes Blancs.


C'est ce qui explique, en grande partie, la détermination des républicains, Tea Party en tête, dans leur offensive générale contre la "gabegie publique des dépenses sociales ". On a souvent du mal à comprendre leur manière de voir les choses. Mais elle est loin d'être marginale. Si une immense part du Tea Party pense d'une façon qui nous semble presque inhumaine dans son obsession à sabrer les dépenses sociales, c'est que leur base sociale est généralement moins concernée.


Pour ceux-là, l'immense quart-monde intérieur américain, bien que comptant des dizaines de millions d'êtres, est transparent. Si l'on ajoute que les deux autres catégories non ethniques qui s'étaient mobilisées plus que d'ordinaire en faveur de M. Obama il y a trois ans sont également les plus touchées par la crise aujourd'hui - les femmes, qui ont continué à perdre des emplois depuis la "fin de la récession", alors que le solde des créations d'emplois masculins est redevenu positif, et les jeunes, parmi lesquels le chômage atteint des niveaux "français" jamais connus aux Etats-Unis -, on comprend un peu mieux l'assurance avec laquelle les républicains peuvent promouvoir leur programme de résorption de la dette et de baisse d'impôts concomitante. Jusqu'à présent, les "Indignés" américains ne font pas le poids.


transcrito, com a devida vénia, de Le Monde, 03/08/11

quarta-feira, 3 de agosto de 2011

Adeus, ó Pátria!

O terremoto


Portugal começa a ser uma terra onde alugámos um sítio para vivermos.

E pagamos caro!


Impostos, taxas & etc.


Trabalhamos e recebemos miséria.


Todos os dias pedimos a Deus que o trabalho não desapareça, que não nos despeçam...


Este é uma terra que vemos a encolher: o governo anda a vendê-la –como muito lucidamente denuncia Manuel António Pina, no post abaixo.


O governo depena-nos e... tolera-nos. Espolia-nos. Falta só a taxa a pagar se quisermos andar na rua.


Dois milhões e meio de portugueses já escolheram emigrar.


E é a palavra que anda na boca de muitos jovens.


Custa escrever, mas aí vai:


Portugal já não é a nossa Pátria: é um pedaço de terra em leilão, onde pagamos para viver mal.

O país à venda

O governo leiloa Portugal


Acredite se quiser


por Manuel António Pina

O actual Governo começa a parecer-se de mais com uma comissão liquidatária do património do Estado a preços de saldo (e com os contribuintes a financiar os compradores).


A eliminação das "golden shares" a troco de nem um cêntimo não foi outra coisa senão uma escandalosa liberalidade ao capital privado. E não se diga que foi imposição da "troika" pois a "imposição" foi aceite, é bom não esquecê-lo, por PSD, CDS e PS e apesar de Alemanha, França, Reino Unido, Itália, Irlanda, Grécia, Finlândia, Bélgica e Polónia*** continuarem a manter "golden shares" em empresas estratégicas (provavelmente terão é governos menos servis).


O BPN será, por sua vez, "vendido" ao BIC com o Estado a suportar os encargos dos despedimentos e ter que nele meter ainda mais 550 milhões, além dos 2,4 mil milhões que já lá estão. Tudo por... 40 milhões.


Seguir-se-ão os transportes, as estruturas aeroportuárias, os Correios, a água... O processo será o mesmo dos transportes: primeiro limpam-se os passivos das empresas à custa dos contribuintes (os aumentos "colossais" das tarifas dos transportes públicos dão uma ideia do que está para vir) depois são entregues de bandeja ao capital privado.


Para isso, o Orçamento Rectificativo agora apresentado na AR prevê 12 mil milhões para a banca mais um aumento de 20 para 35 mil milhões em garantias. Assim não faltarão à banca dinheiro nem garantias do Estado para ir aos saldos do Estado.


transcrito, com a devida vénia, do Jornal de Notícias de 03/08/11


*** os sublinhados são meus

terça-feira, 2 de agosto de 2011

Carta a Aldo Zari


Meu querido Amigo, lá onde estás, em San Michele, a nossa ilha, onde sonhávamos repousar, agora chegaste tu, guarda-me um bocadinho de terra e os bichos, é sempre assim que acabamos.



Mas, enquanto isso não acontece, mando-te notícias daqui.


O esforço é o mesmo, ir buscar a alegria.


Ela está à nossa frente.


Sabemos os dois, que andámos sempre à cata dela, pelas calle e praças de Veneza.


E nas Osterie! Com o fumo e o balbuciar dos outros e o vinho a encher os pichéis e a esperança de que acontecesse alguma coisa.


Acontecia, sempre –porque nós a obrigávamos a acontecer.


Depois, era o caminho, até onde? Lembras-te quando eram duas da manhã e telefonaste à Bárbara Zanai, a dizer-lhes que estavas sozinho?


Malandro! Estávamos os dois. Não esqueci, estávamos os dois em le Zattere, a Giudeca do outro lado.


Pois, continuamos. Todos crescemos. À beira de morte? Tu foste primeiro, manda notícias.


Como é que isso é?


Além dos vaporetti e dos motoscafi, que te passam à frente e te interrompem o sossego –como é?


Veio o menino Jesus? O São Pedro abriu-te a porta? Ou preferiste ficar onde te puseram, entre Veneza e as ilhas, Torcello, Burano, e são as ondas mexidas por quem passa que te consolam e cortam a solidão da laguna, afinal, habitada pelo nosso sonho.


Deixa-me dividir contigo, como sempre foi, a ilusão, hoje, num velho quadro teu de 1976, descobri que sabias o que era a perspectiva e o infinito vinha logo a seguir.


O inacessível. O desejado. O intocável: quebra-se como estalactites, se lhe pusermos a pata.

Olha, o JPS, que não conheceste, emigrou para Inglaterra, aos 75 anos; os merceeiros governam o país; e, todos os dias, a bondade ofendida e escondida do povo generoso, que tanto amavas.


O problema, Aldo, meu eterno, é impor a nossa certeza de que a vida é para viver, contra os sub-fetos, Tomaz de Figueiredo dixit, coisas que não chegam a gente e arrastam, manducando, os dias cinzentos. Mas eles não sabem: são daltónicos de alma!


Não te impacientes.


Dorme bem.

segunda-feira, 1 de agosto de 2011

As estatísticas que escondem

O que seria da conversada oficial se eles não tivessem emigrado?


"Desemprego em Portugal recua pela primeira vez num ano"


in Público de hoje


"Há cerca de 2 milhões e meio de portugueses a trabalharem no estrangeiro".


dos jornais

O neo-nazismo, um perigo real

Juventudes hitlerianas: muitos deles, em Abril/ Maio de 1945, mandados pelo Führer, foram crane para canhão, na batalha de Berlim


A tentação totalitária


por Manuel António Pina


O "Der Spiegel" publica uma notícia a vários títulos inquietante, não só dando conta do recrudescimento nazi na Alemanha mas ainda do meio que as autoridades alemãs ponderam para evitar que os pais neo-nazis instilem as suas ideias nos filhos: retirar-lhes as crianças.


Relatórios policiais têm revelado a existência na Alemanha de numerosas escolas e campos de férias organizados como os da Juventude Hitleriana onde os filhos de neo-nazis estudam o "Mein Kampf", são estimulados a admirar "heróis" como Hitler, Goering e Goebbels, cantam canções nazis e aprendem o ódio aos judeus e outras "raças inferiores".


Sou dos que pensam que o Estado democrático tem o dever de proteger as crianças de serem sujeitas a uma educação fundada em valores monstruosos como os da superioridade rácica e da violência xenófoba. Mas não posso deixar de pensar que tirar os filhos aos pais e pô-los sob tutela do Estado seria o que fariam (e fizeram) os nazis e de me interrogar se, como no sermão de Niemoller, a seguir aos filhos dos nazis não viriam os dos comunistas, depois os dos muçulmanos, depois os dos ateus, e por aí fora.


Julgo que existem razões para temermos pelo sistema democrático quando as democracias cedem à tentação totalitária para se defenderem. Como disse o primeiro-ministro norueguês quando dos atentados de Oslo e Utoya, a resposta das democracias contra os demónios totalitários só pode ser mais democracia.


transcrito, com a devida vénia, do Jornal de Notícias de 01/08/11